Conformité et sécurité
N-STORE distribue des applications que les gens installent sur leur téléphone et des contenus qu'ils paient. Une analyse automatique repère un virus ; elle ne repère pas une application qui collecte des numéros de téléphone sans le dire, ni un livre publié sans les droits.
Dernière mise à jour : 16 août 2026
Pourquoi ce questionnaire existe
N-STORE distribue des applications que les gens installent sur leur téléphone et des contenus qu'ils paient. Une analyse automatique repère un virus ; elle ne repère pas une application qui collecte des numéros de téléphone sans le dire, ni un livre publié sans les droits.
Le questionnaire de conformité comble cet écart : il vous fait déclarer, avant publication, ce que la machine ne peut pas voir. Vos réponses sont lues par la modération et engagent votre responsabilité.
Il est en cours de déploiement, vous est présenté à la dernière étape de la publication avec le champ de message à la modération, et reste modifiable depuis la fiche de l'œuvre.
Le questionnaire pour une application
Les questions portent sur cinq domaines.
Nature et public. Le type principal de l'application et le public auquel elle s'adresse. Une application destinée aux enfants et adolescents déclenche une question supplémentaire sur le consentement du responsable légal.
Accès et test. L'application exige-t-elle un compte ? Si oui, vous devez fournir un compte de test dédié, jamais votre compte personnel. Sans lui, la modération ne peut pas vérifier ce qui se trouve derrière l'écran de connexion, et le refus est quasi certain.
Données personnelles. Vous cochez ce que l'application enregistre ou transmet, même de façon facultative, dans une liste qui va de « Aucune donnée personnelle » à « Localisation précise », « Contacts du téléphone », « Informations financières (Mobile Money, carte) », « Pièce d'identité » ou « Données de santé ». Vous déclarez ensuite à quoi elles servent, si elles sont partagées avec des tiers, et si vous disposez d'une politique de confidentialité. La question rappelle que la loi n°001-2021/AN impose d'informer les personnes dont vous traitez les données.
Autorisations et technique. Les autorisations Android sensibles demandées — localisation, caméra, microphone, contacts, SMS, stockage, notifications, arrière-plan permanent, installation d'autres applications — et leur justification. Vous déclarez aussi si l'application télécharge et exécute du code après son installation : le code exécuté doit être celui qui a été analysé.
Monétisation et contenu. Le mode de monétisation, les paiements intégrés et l'agrément financier éventuel, les contenus produits par les utilisateurs et leur modération, le chiffrement des échanges.
Le questionnaire pour un livre
Il porte sur le type d'œuvre, le public visé, la titularité des droits sur le texte, les éléments appartenant à des tiers et vos autorisations écrites, les contenus sensibles, une publication antérieure ailleurs, l'ISBN, la langue, l'identité du narrateur pour un livre audio, les liens externes, l'exactitude des informations, le caractère adapté ou non aux enfants, l'existence d'une édition imprimée.
Le questionnaire pour la musique
Il porte sur le type de projet, le genre, la titularité des droits sur les enregistrements, l'usage d'échantillons et vos autorisations, votre société de gestion de droits, les contributeurs et leur accord, le caractère explicite du contenu, les langues, une distribution antérieure, l'origine des visuels et le format source.
Votre responsabilité sur les données personnelles
C'est le point à ne pas manquer.
Vous êtes seul responsable de traitement des données que votre application ou votre contenu collecte, au sens de la loi n°001-2021/AN du 30 mars 2021. ICONEDOR n'y a pas accès et n'agit ni comme responsable conjoint, ni comme sous-traitant.
Concrètement, il vous revient d'informer les personnes concernées, de recueillir leur consentement lorsque la loi l'exige, de limiter la collecte à la finalité annoncée, de sécuriser ce que vous stockez, d'accomplir les formalités exigées auprès de la Commission de l'informatique et des libertés, et de répondre aux demandes d'accès, de rectification ou de suppression.
Ce qui est interdit
- Arnaques, fausses promesses de gains, faux services publics.
- Hameçonnage et imitation d'une marque, d'une interface ou d'un nom de tiers.
- Collecte de données dissimulée ou non déclarée dans le questionnaire.
- Logiciels malveillants, espiogiciels, code téléchargé après installation pour contourner l'analyse.
- Contrefaçon : texte, image, voix, enregistrement ou marque utilisés sans autorisation.
- Contenus illicites au regard de la législation burkinabè en vigueur.
- Jeux d'argent sans autorisation, services financiers sans agrément.
- Toute atteinte aux mineurs.
- Manipulation des indicateurs : faux téléchargements, faux avis, comptes multiples.
Ce que vérifie la modération
Avant la soumission, l'audit de fiche signale déjà les faiblesses de votre titre et de votre description.
À la soumission, chaque fichier passe une analyse antivirus et un contrôle de son type réel, effectué sur son contenu et non sur son extension : une archive renommée en .apk est rejetée. Pour les applications Android s'ajoute une analyse statique de sécurité portant sur le paquet, les autorisations et les traqueurs.
Vient enfin l'examen humain, qui compare trois choses : ce que promet votre fiche, ce que révèle l'analyse technique, ce que vous avez déclaré. Un écart entre les trois est le motif de refus le plus courant.
Bonnes pratiques de sécurité pour votre application
- Ne demandez que les autorisations dont vous vous servez, au moment où elles servent.
- Chiffrez toutes vos communications réseau. Aucune donnée en clair.
- Ne stockez sur l'appareil ni mot de passe, ni clé d'interface de programmation, ni jeton en clair.
- Ne réclamez jamais le mot de passe N-STORE ni le code secret Mobile Money d'un utilisateur : aucune application légitime n'en a besoin.
- Signez toujours vos versions avec la même clé, et sauvegardez-la hors de votre machine.
- Tenez vos bibliothèques à jour : une dépendance ancienne est la première cause d'alerte antivirus.
- Publiez une politique de confidentialité dès que vous collectez la moindre donnée.